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Le cannabis,
"Drogue Douce"- Faux
Vous avez dit Cannabis "Drogue Douce"?
Cas cliniques - G. Pépin du Laboratoire Toxlab,
C. Lacroix du Laboratoire de Toxicologie du Centre Hospitalier
du Havre, V. Dumestre du Laboratoire BIOffice d'Artigues
près de Bordeaux, P. Mura du Laboratoire de Biochimie
et Toxicologie du CHU de Poitiers
1. Un conducteur écrase à vive allure
ce qu'il croyait être un sac poubelle en attente
de ramassage. Le sac poubelle avait 25 ans et traversait
la rue. Le sang du conducteur contenait 3,8ng/ml de
delta-9 tétrahydrocannabinol (THC), principe
psychoactif du cannabis.
2. Un jeune homme de 19 ans, n'ayant jamais consommé
d'alcool est invité par un ami à goûter
du "hasch". Il inhale 5 à 6 bouffées.
Quelques minutes plus tard, il se jette par la fenêtre
du troisième étage et... reste paraplégique.
L'herbe contenait 14,4% de THC.
3. Un jeune homme de 20 ans se jette d'une falaise.
Avant de décéder, il déclare qu'il
a voulu voler. L'analyse toxicologique révèle
la présence de 11,4ng/ml de THC dans le sang.
Les drogues ne sont pas "douces" ou "dures".
Elles sont plus ou moins nocives, aux effets plus ou
moins rapides. "Doux" est un terme marketing,
non scientifique, inventé pour banaliser l'usage
cu cannabis, produit piège.
Le Tétra ou Delta9 Hydro Cannabinol est la molécule
toxique du cannabis qui en comporte des proportions
plus ou moins grandes suivant ses variétés
et ses modes d'extraction.
Le marijuana (herbe): 4 à 8 %
Le haschich (résine): 20 à 30 %
Le nederweet hollandais, skunk: 30%
La résine est fréquemment utilisée
en mélange avec du tabac pour fumer un "joint".

Le
cannabis, une simple dépendance psychique - Faux
Cette idée résulte d'une ignorance scientifique.
Toute dépendance est physique par:
· La fixation de la molécule toxique sur
les récepteurs des cellules cérébrales
· Le blocage de ces récepteurs avec perturbation
de l'action des neuro-transmetteurs biologiques endogènes.
Le psychisme est dû à l'interaction des
cellules cérébrales, donc à une
réalité physique.
A noter que les effets psychiques sont plus graves
car ils attestent de l'atteinte du cerveau et entraînent
des troubles du comportement et la destructuration progressive
et insidieuse de la personnalité.
Le cannabis, moins dangeureux
que le tabac - Faux
Le tabac est un produit dangereux pour la santé
avec, pour sanction, des cancers ou des maladies cardio-vasculaires.
Les risques cancérigènes sont deux à
trois fois supérieurs avec le haschich.
De surcroît, le cannabis altère le traitement
de l'information par le cerveau d'où une destructuration
de la personnalité et des troubles du comportement,
ce que le tabac ne provoque pas.

Le cannabis, moins nocif
que l'alcool - Faux
L'alcool a une durée de vie de six heures dans
le sang. L'élimination du cannabis est beaucoup
plus longue.
Quatre jours après avoir fumé un "joint",
50% du produit se trouve encore dans l'organisme. Au
bout de 8 jours, il en reste 25%.
Cela signifie qu'un fumeur régulier (1 joint
ou 2 par semaine) accumule le produit qui se stocke
dans les tissus, y compris dans le cerveau à
son insu.
Ceci explique que 14 à 17% des accidents de
la route des jeunes de 18 à 25 ans sont dus à
l'ivresse cannabinique, plus forte que celle de l'alcool.
Ce pourcentage est en augmentation dans les dernières
statistiques avec la banalisation de l'usage du produit.

Le cannabis a des vertus médicales
- Faux
Le cannabis, comme tout psychotrope, peut soulager
la souffrance des malades en phase terminale, au même
titre que la morphine. Il ne guérit pas la maladie.
La demande de légalisation de la Californie
et de l'Arizona, ne visait qu'à soulager les
grands malades "aux portes de la mort".
La campagne de presse de grande ampleur fait délibérément
l'amalgame pour inviter à la légalisation
de l'usage du cannabis. Cette campagne semble orchestrée
et payée par le lobby de la drogue et de la dépénalisation.

7 à
8 millions d'usagers de cannabis en France - Faux
Chiffre faux, délibérément gonflé
pour influencer l'opinion publique et les pouvoirs publics,
gouvernements et élus pour faire admettre que
c'est devenu un phénomène de société
inéluctable et que notre société
doit accepter de vivre avec en se contentant d'en limiter
les risques.
Or ce chiffre est le produit de l'amalgame:
· des 6 à 7 millions de Français
qui dans leur jeunesse depuis 40 ans ont essayé
un joint ou deux "pour voir" et "faire
comme les copains" et qui ne sont, pour la majorité,
pas allés plus loin, manifestant ainsi un phénomène
de rejet.
· et les 1.250.000 usagers réguliers,
qui consomment 10 joints par mois ou plus, et qui d'après
les estimations du CNID se répartissent ainsi:
· 700 à 800.000 usagers ludiques adultes
de 15 à 60 ans qui font un usage contrôlé
du cannabis, sans grand retentissement sur leur vie
socio-professionnelle et familiale, parce qu'ils ont
la chance d'avoir un système de neuro-transmission
et des récepteurs cérébraux résistants
aux effets nocifs du Delta 9 THC, substance toxique
du cannabis.
· 300 à 350.000 toxico-dépendants
de 15 à 60 ans désocialisés, souvent
polytoxicomanes. L'usage du cannabis chez les jeunes
s'est répendu en France depuis 1960 et surtout
après le grand brassage de Mai 1968.
· 178.000 usagers réguliers de 11 à
15 ans soit 24% d'une tranche d'âge. Le chiffre
a doublé dans les 10 dernières années
et tout particulèrement depuis 5 ans. Les filles
représentent hélas maintenant 40% de l'ensemble.
On peut répartir les jeunes usagers réguliers
en 3 catégories:
- 57.000 soit 7% deviendront des usagers ludiques
- 42.000 soit 6% deviendront toxico-dépendants
en échec scolaire, désocialisés
entre 15 et 18 ans
- 79.000 soit 11% cesseront en 1 à 3 ans de faire
usage du cannabis en constatant la dégradation
de la personnalité de leur camarade de fumette,
dégradation qui aura été plus rapide
que pour eux car il n'y a pas d'égalité
physiologiques devant les effets nocifs du produit.
Les estimations du CNID, renouvelées sur le terrain
depuis 23 ans traduisent les résultats de l'écoute
et d'interrogations répétées dans
les lycées et collèges des élèves,
des enseignants et des parents, mais aussi de toxicomanes
et d'intervenants en toxicomanie dans les centres d'accueil
et de cure, dans les associations de jeunesse et en
milieu ouvert.

Toxicomanie, le rôle du produit
est secondaire - Faux
L'action physique du produit toxique sur les récepteurs
des cellules cérébrales provoque le déréglement
des fonctions cérébrales et les troubles
comportementaux qui suivent:
· Troubles du psychisme
· Diminution des facultés intellectuelles
et des réflexes psychomoteurs
· Désintérêt et Désocialisation
Ces troubles sont les conséquences de la prise
de produit et cessent avec l'arrêt de la prise
du produit.
Avec les effets psychotropes et l'impression d'oublier
leur problème, les jeunes croient trouver, dans
l'usage de drogue, une réponse.
Toutefois, le problème de fond reste la détérioration
du fonctionnement des cellules par l'action du produit.
Comme l'aurait dit M. de la Palice: "Sans drogue,
pas de drogués".
D'ailleurs l'arrêt de la prise de produit entraîne
la disparition des symptômes, ce qui prouve le
rôle premier du produit. Les problèmes
personnels, familiaux et sociétaux ne sont que
des causes aggravantes.
Le Rapport Roques lui-même précise dans
son préambule qu'avec les acquis scientifiques
de ces 20 dernières années, on ne peut
plus nier le rôle du produit.

On ne guérit
pas un toxicomane contre sa volonté - Faux
Ceux qui affirment cela ne l'ont jamais essayé.
Ils ignorent le rôle du produit et oublient que
la drogue inhibe la volonté de celui qui la prend.
"Esclave de la drogue", le toxicomane n'a
plus de libre-arbitre.
Le sevrage, étape nécessaire à
la guérison, est donc une action d'assistance
à personne en danger.
Un sevrage réel et total, sans médicament
d'appoint, ne présente aucune difficulté
médicale. Il doit être accompagné
de chaleur humaine et de soutien psychologique.
Le meilleur exemple est celui d'une mère kabyle
de la banlieue parisienne. Son fils de 28 ans, initié
au cannabis à 13 ans et à l'hérïne
à 15 ans, avait été emprisonné
à deux ou trois reprises pour braquage de pharmacie.
Pour le sauver, elle a pris un jour deux billets d'avion
pour sa Kabylie natale et y est restée un an
avec lui, dans ses montagnes, loin de la drogue.
De retour, guéri et heureux, son fils est aujourd'hui
éducateur de rue pour éviter aux enfants
de sa banlieue la galère qu'il a connue.
Cette mère kabyle n'était ni médecin,
ni psychologue, encore moins psychiatre. C'était
une simple mère kabyle qui a joué avec
bon sens son rôle de mère.

Alcool, heroine, chocolat, travail:
nous sommes tous drogués à quelque chose
- Faux
Souvent, on lit et entend ce discours. C'est le fruit
d'une analyse primaire qui réduit la toxicomanie
à la dépendance et ignore les effets néfastes
du produit sur le cerveau.
La toxicomanie est un fléau parce qu'elle crée
la dépendance à des produits stupéfiants
dont l'usage entraîne, à terme:
· affaiblissement des fonctions intellectuelles
· dégradation de la personne humaine
· auto exclusion de la société
Certains font délibérement l'amalgame
avec la dépendance au sport, au travail ou au
chocolat afin de banaliser l'usage des drogues se conduisant
ainsi en alliés objectifs des trafiquants.

Une société sans
drogue, c'est une utopie - Faux
Toute idée positive est utopique pour ceux qui,
face à un problème, commencent par baisser
les bras et acceptent de subir.
Août 1940: La France et l'Europe sont vaincus.
Hitler et le nazisme triomphants proposent des offres
de paix alléchantes aux anglais.
Churchill, premier ministre, suivi par le peuple britannique
et par le Général de Gaulle pour la France,
refuse tout compromis avec la barbarie nazie. 90% des
européens le considére alors comme "utopiste".
C'est à cet utopiste que la France et l'Europe
doit d'avoir été libéré
en 1945 de la dictature nazie.
Qui, aujourd'hui, peut accepter de continuer à
livrer chaque jour en France 100 adolescents de 15 à
18 ans, victimes innocentes, à l'esclavage de
la drogue, sans même, lutter?

La légalisation
du cannabis et des drogues, c'est la fin des trafiquants
et de la mafia - Faux
Les trafiquants sont pour la mise en vente libre du
cannabis et de toutes les drogues. Pour l'obtenir, ils
paient des campagnes de marketing médiatique
et participent à la mise en oeuvre de la désinformation.
Ils savent que s'ils obtiennent la vente libre des drogues:
· Les trafiquants au lieu d'être montré
du doigt deviendront d'honnêtes négociants
et des patrons de multinationales prospères au
même titre que les alcooliers tel Ricard ou les
vendeurs de cigarettes tel Marlboro.
· Ils ne perdront plus 10% de leur production
par an du fait des saisies policières. C'est
l'ordre actuel du pourcentage des saisies connues.
· Ils n'auront plus à payer l'argent de
la corruption pour pouvoir continuer leur trafic, argent
de la corruption que l'on peut estimer à 5 à
10% de leur chiffre d'affaire.
· Ils n'auront plus à payer des primes
de risques importantes à leurs intermédiaires.
· Ils pourront vendre leurs produits à
un prix plus bas et multiplier leur clientèle
par 3 ou 4 s'assurant ainsi des bénéfices
plus importants sans risque, à l'imitation des
supermarché qui ont compris qu'il valait mieux
vendre à un prix moins élevé à
une clientèle beaucoup plus nombreuse.
Il leur suffira d'inscrire sur les paquets: "à
utiliser avec modération" pour avoir bonne
conscience
Est-ce que la fin de la prohibition de l'alcool aux
Etats-Unis d'Amériques a marqué la fin
de la mafia?
Qui dominent les coffee-shops en Hollande?
Il est vrai que l'Etat au prétexte de réduire
la demande de drogue pourra taxer de plus en plus lourdement
les produits comme pour le tabac et l'alcool.
Cela fera pour l'Etat une source nouvelle de recettes
fiscales qu'il dépensera et au delà pour
soigner les jeunes toxicomanes. Quand au gâchis
de dizaines de milliers de jeunes, on laissera aux familles
le soin de les pleurer.
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