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LISTE DES IDEES FAUSSES

Le cannabis, "drogue douce ?"

Le cannabis, c'est une simple dépendance psychique ?


Le cannabis, c'est moins dangeureux que le tabac ?

Le cannabis, moins nocif que l'alcool ?

Le cannabis a des vertus médicales !

7 à 8 millions d'usagers de cannabis en France

Toxicomanie, le rôle du produit est secondaire

On ne guérit pas un toxicomane contre sa volonté

Alcool, heroine, chocolat, travail: nous sommes tous drogués à quelque chose !

Une société sans drogue, c'est une utopie


La légalisation du cannabis et des drogues, c'est la fin des trafiquants et de la mafia

 

Le cannabis, "Drogue Douce"- Faux

Vous avez dit Cannabis "Drogue Douce"?

Cas cliniques - G. Pépin du Laboratoire Toxlab, C. Lacroix du Laboratoire de Toxicologie du Centre Hospitalier du Havre, V. Dumestre du Laboratoire BIOffice d'Artigues près de Bordeaux, P. Mura du Laboratoire de Biochimie et Toxicologie du CHU de Poitiers

1. Un conducteur écrase à vive allure ce qu'il croyait être un sac poubelle en attente de ramassage. Le sac poubelle avait 25 ans et traversait la rue. Le sang du conducteur contenait 3,8ng/ml de delta-9 tétrahydrocannabinol (THC), principe psychoactif du cannabis.

2. Un jeune homme de 19 ans, n'ayant jamais consommé d'alcool est invité par un ami à goûter du "hasch". Il inhale 5 à 6 bouffées. Quelques minutes plus tard, il se jette par la fenêtre du troisième étage et... reste paraplégique. L'herbe contenait 14,4% de THC.

3. Un jeune homme de 20 ans se jette d'une falaise. Avant de décéder, il déclare qu'il a voulu voler. L'analyse toxicologique révèle la présence de 11,4ng/ml de THC dans le sang.

Les drogues ne sont pas "douces" ou "dures". Elles sont plus ou moins nocives, aux effets plus ou moins rapides. "Doux" est un terme marketing, non scientifique, inventé pour banaliser l'usage cu cannabis, produit piège.

Le Tétra ou Delta9 Hydro Cannabinol est la molécule toxique du cannabis qui en comporte des proportions plus ou moins grandes suivant ses variétés et ses modes d'extraction.

Le marijuana (herbe): 4 à 8 %
Le haschich (résine): 20 à 30 %
Le nederweet hollandais, skunk: 30%

La résine est fréquemment utilisée en mélange avec du tabac pour fumer un "joint".




Le cannabis, une simple dépendance psychique - Faux

Cette idée résulte d'une ignorance scientifique. Toute dépendance est physique par:
· La fixation de la molécule toxique sur les récepteurs des cellules cérébrales
· Le blocage de ces récepteurs avec perturbation de l'action des neuro-transmetteurs biologiques endogènes.
Le psychisme est dû à l'interaction des cellules cérébrales, donc à une réalité physique.

A noter que les effets psychiques sont plus graves car ils attestent de l'atteinte du cerveau et entraînent des troubles du comportement et la destructuration progressive et insidieuse de la personnalité.


Le cannabis, moins dangeureux que le tabac - Faux

Le tabac est un produit dangereux pour la santé avec, pour sanction, des cancers ou des maladies cardio-vasculaires.

Les risques cancérigènes sont deux à trois fois supérieurs avec le haschich.

De surcroît, le cannabis altère le traitement de l'information par le cerveau d'où une destructuration de la personnalité et des troubles du comportement, ce que le tabac ne provoque pas.




Le cannabis, moins nocif que l'alcool - Faux

L'alcool a une durée de vie de six heures dans le sang. L'élimination du cannabis est beaucoup plus longue.

Quatre jours après avoir fumé un "joint", 50% du produit se trouve encore dans l'organisme. Au bout de 8 jours, il en reste 25%.

Cela signifie qu'un fumeur régulier (1 joint ou 2 par semaine) accumule le produit qui se stocke dans les tissus, y compris dans le cerveau à son insu.

Ceci explique que 14 à 17% des accidents de la route des jeunes de 18 à 25 ans sont dus à l'ivresse cannabinique, plus forte que celle de l'alcool.

Ce pourcentage est en augmentation dans les dernières statistiques avec la banalisation de l'usage du produit.




Le cannabis a des vertus médicales - Faux

Le cannabis, comme tout psychotrope, peut soulager la souffrance des malades en phase terminale, au même titre que la morphine. Il ne guérit pas la maladie.

La demande de légalisation de la Californie et de l'Arizona, ne visait qu'à soulager les grands malades "aux portes de la mort".

La campagne de presse de grande ampleur fait délibérément l'amalgame pour inviter à la légalisation de l'usage du cannabis. Cette campagne semble orchestrée et payée par le lobby de la drogue et de la dépénalisation.




7 à 8 millions d'usagers de cannabis en France - Faux

Chiffre faux, délibérément gonflé pour influencer l'opinion publique et les pouvoirs publics, gouvernements et élus pour faire admettre que c'est devenu un phénomène de société inéluctable et que notre société doit accepter de vivre avec en se contentant d'en limiter les risques.

Or ce chiffre est le produit de l'amalgame:

· des 6 à 7 millions de Français qui dans leur jeunesse depuis 40 ans ont essayé un joint ou deux "pour voir" et "faire comme les copains" et qui ne sont, pour la majorité, pas allés plus loin, manifestant ainsi un phénomène de rejet.

· et les 1.250.000 usagers réguliers, qui consomment 10 joints par mois ou plus, et qui d'après les estimations du CNID se répartissent ainsi:

· 700 à 800.000 usagers ludiques adultes de 15 à 60 ans qui font un usage contrôlé du cannabis, sans grand retentissement sur leur vie socio-professionnelle et familiale, parce qu'ils ont la chance d'avoir un système de neuro-transmission et des récepteurs cérébraux résistants aux effets nocifs du Delta 9 THC, substance toxique du cannabis.

· 300 à 350.000 toxico-dépendants de 15 à 60 ans désocialisés, souvent polytoxicomanes. L'usage du cannabis chez les jeunes s'est répendu en France depuis 1960 et surtout après le grand brassage de Mai 1968.

· 178.000 usagers réguliers de 11 à 15 ans soit 24% d'une tranche d'âge. Le chiffre a doublé dans les 10 dernières années et tout particulèrement depuis 5 ans. Les filles représentent hélas maintenant 40% de l'ensemble. On peut répartir les jeunes usagers réguliers en 3 catégories:

- 57.000 soit 7% deviendront des usagers ludiques
- 42.000 soit 6% deviendront toxico-dépendants en échec scolaire, désocialisés entre 15 et 18 ans
- 79.000 soit 11% cesseront en 1 à 3 ans de faire usage du cannabis en constatant la dégradation de la personnalité de leur camarade de fumette, dégradation qui aura été plus rapide que pour eux car il n'y a pas d'égalité physiologiques devant les effets nocifs du produit.
Les estimations du CNID, renouvelées sur le terrain depuis 23 ans traduisent les résultats de l'écoute et d'interrogations répétées dans les lycées et collèges des élèves, des enseignants et des parents, mais aussi de toxicomanes et d'intervenants en toxicomanie dans les centres d'accueil et de cure, dans les associations de jeunesse et en milieu ouvert.




Toxicomanie, le rôle du produit est secondaire - Faux

L'action physique du produit toxique sur les récepteurs des cellules cérébrales provoque le déréglement des fonctions cérébrales et les troubles comportementaux qui suivent:

· Troubles du psychisme

· Diminution des facultés intellectuelles et des réflexes psychomoteurs

· Désintérêt et Désocialisation

Ces troubles sont les conséquences de la prise de produit et cessent avec l'arrêt de la prise du produit.

Avec les effets psychotropes et l'impression d'oublier leur problème, les jeunes croient trouver, dans l'usage de drogue, une réponse.

Toutefois, le problème de fond reste la détérioration du fonctionnement des cellules par l'action du produit.

Comme l'aurait dit M. de la Palice: "Sans drogue, pas de drogués".

D'ailleurs l'arrêt de la prise de produit entraîne la disparition des symptômes, ce qui prouve le rôle premier du produit. Les problèmes personnels, familiaux et sociétaux ne sont que des causes aggravantes.

Le Rapport Roques lui-même précise dans son préambule qu'avec les acquis scientifiques de ces 20 dernières années, on ne peut plus nier le rôle du produit.




On ne guérit pas un toxicomane contre sa volonté - Faux

Ceux qui affirment cela ne l'ont jamais essayé.

Ils ignorent le rôle du produit et oublient que la drogue inhibe la volonté de celui qui la prend.
"Esclave de la drogue", le toxicomane n'a plus de libre-arbitre.

Le sevrage, étape nécessaire à la guérison, est donc une action d'assistance à personne en danger.

Un sevrage réel et total, sans médicament d'appoint, ne présente aucune difficulté médicale. Il doit être accompagné de chaleur humaine et de soutien psychologique.

Le meilleur exemple est celui d'une mère kabyle de la banlieue parisienne. Son fils de 28 ans, initié au cannabis à 13 ans et à l'hérïne à 15 ans, avait été emprisonné à deux ou trois reprises pour braquage de pharmacie.

Pour le sauver, elle a pris un jour deux billets d'avion pour sa Kabylie natale et y est restée un an avec lui, dans ses montagnes, loin de la drogue.

De retour, guéri et heureux, son fils est aujourd'hui éducateur de rue pour éviter aux enfants de sa banlieue la galère qu'il a connue.

Cette mère kabyle n'était ni médecin, ni psychologue, encore moins psychiatre. C'était une simple mère kabyle qui a joué avec bon sens son rôle de mère.




Alcool, heroine, chocolat, travail: nous sommes tous drogués à quelque chose - Faux

Souvent, on lit et entend ce discours. C'est le fruit d'une analyse primaire qui réduit la toxicomanie à la dépendance et ignore les effets néfastes du produit sur le cerveau.

La toxicomanie est un fléau parce qu'elle crée la dépendance à des produits stupéfiants dont l'usage entraîne, à terme:

· affaiblissement des fonctions intellectuelles
· dégradation de la personne humaine
· auto exclusion de la société

Certains font délibérement l'amalgame avec la dépendance au sport, au travail ou au chocolat afin de banaliser l'usage des drogues se conduisant ainsi en alliés objectifs des trafiquants.




Une société sans drogue, c'est une utopie - Faux

Toute idée positive est utopique pour ceux qui, face à un problème, commencent par baisser les bras et acceptent de subir.

Août 1940: La France et l'Europe sont vaincus. Hitler et le nazisme triomphants proposent des offres de paix alléchantes aux anglais.

Churchill, premier ministre, suivi par le peuple britannique et par le Général de Gaulle pour la France, refuse tout compromis avec la barbarie nazie. 90% des européens le considére alors comme "utopiste".

C'est à cet utopiste que la France et l'Europe doit d'avoir été libéré en 1945 de la dictature nazie.

Qui, aujourd'hui, peut accepter de continuer à livrer chaque jour en France 100 adolescents de 15 à 18 ans, victimes innocentes, à l'esclavage de la drogue, sans même, lutter?




La légalisation du cannabis et des drogues, c'est la fin des trafiquants et de la mafia - Faux

Les trafiquants sont pour la mise en vente libre du cannabis et de toutes les drogues. Pour l'obtenir, ils paient des campagnes de marketing médiatique et participent à la mise en oeuvre de la désinformation. Ils savent que s'ils obtiennent la vente libre des drogues:

· Les trafiquants au lieu d'être montré du doigt deviendront d'honnêtes négociants et des patrons de multinationales prospères au même titre que les alcooliers tel Ricard ou les vendeurs de cigarettes tel Marlboro.

· Ils ne perdront plus 10% de leur production par an du fait des saisies policières. C'est l'ordre actuel du pourcentage des saisies connues.

· Ils n'auront plus à payer l'argent de la corruption pour pouvoir continuer leur trafic, argent de la corruption que l'on peut estimer à 5 à 10% de leur chiffre d'affaire.

· Ils n'auront plus à payer des primes de risques importantes à leurs intermédiaires.

· Ils pourront vendre leurs produits à un prix plus bas et multiplier leur clientèle par 3 ou 4 s'assurant ainsi des bénéfices plus importants sans risque, à l'imitation des supermarché qui ont compris qu'il valait mieux vendre à un prix moins élevé à une clientèle beaucoup plus nombreuse.

Il leur suffira d'inscrire sur les paquets: "à utiliser avec modération" pour avoir bonne conscience

Est-ce que la fin de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis d'Amériques a marqué la fin de la mafia?

Qui dominent les coffee-shops en Hollande?

Il est vrai que l'Etat au prétexte de réduire la demande de drogue pourra taxer de plus en plus lourdement les produits comme pour le tabac et l'alcool.

Cela fera pour l'Etat une source nouvelle de recettes fiscales qu'il dépensera et au delà pour soigner les jeunes toxicomanes. Quand au gâchis de dizaines de milliers de jeunes, on laissera aux familles le soin de les pleurer.

 


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