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L'IMPLICATION DE TOUT UN ETABLISSEMENT
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L'Institution
Join-Lambert à Rouen est engagée depuis
trois ans dans une action continue de prévention
en milieu scolaire.
Toutes les classes sont progressivement concernées,
depuis le CM2.
"Tout a commencé ici parce qu'un père
de famille membre de l'A.P.E.L., découvre
que son fils se drogue et qu'au lieu de se taire,
il décide d'en parler et d'agir" rappelle
Madame Schweitzer, Vice Présidente de cette
Association depuis quatre ans.
A partir de là, et dans le cadre du Comité
d'Education à la Santé et à
la Citoyenneté qui réunit des membres
de l'Apel et des cadres de l'lnstitution, la prévention
s'organise, dans le cadre même de l'établissement.
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"Nous nous sommes appuyés
sur le CNID pour mettre en place notre programme à
la suite d'une conférence qui avait été
donnée par le Docteur Hovnanian à Rouen
en septembre 1999 et qui nous avait fait prendre conscience
de toute cette réalité".
Des bénévoles formés par le CNID
organisent classe par classe (toujours à deux
et selon la méthode préconisée),
sur le temps scolaire, des réunions en petits
groupes afin de faire prendre conscience aux enfants
des méfaits de la consommation de drogue. Auparavant
leurs parents ont été informés
et sensibilisés afin qu'ils puissent en parler
avec leurs enfants. Un courrier personnalisé
ainsi qu'une plaquette éditée par le CNID
à cet effet leur est envoyée également."
Auprès des parents on insiste sur le fait que
la prévention est l'affaire de tous et qu'avoir
un enfant qui se drogue... cela n'arrive pas qu'aux
autres..." En deux ans sur 900 familles, plus d'un
tiers ont déjà été impliquées
dans cette action qui a débuté par les
petites classes et a touché cette année
les 4ème, 3ème, seconde ainsi que les
internes.
Une mise en place naturelle
mais volontaire
Témoignage recueilli en Septembre 2000"L'équipe
de prévention de l'lnstitution Join-Lambert à
Rouen est composée à la fois de parents
d'élèves et d'enseignants. Formée
par le CNID au printemps de cette année (2000),
elle a su très vite mettre en uvre une
action intelligente et efficace.
Les élèves de notre établissement
ne sont pas plus touchés que les autres par la
consommation de cannabis. Peut-être même
le sont-ils un peu moins grâce à la vigilance
de tous, affichée et concertée: éducateurs,
enseignants, association des parents d'élèves,
policiers, voire douaniers. Pourtant, nous le savons,
la banalisation de cette consommation dans l'esprit
des jeunes... et des moins jeunes représente
un danger insidieux. Nous sommes résolus à
ne pas nous résigner.
A l'heure où beaucoup voudraient
éradiquer la consommation du tabac, nous percevons
bien ce discours permissif quant à la consommation
du cannabis d'autant plus étonnant qu'il émane
parfois des mêmes personnes.
Pour notre part -modeste- et à la place qui est
la nôtre, nous avons décidé de relever
le défi de la prévention. Une démarche
patiente et construite a donc été entreprise.
Première étape: la sensibilisation
des adultes de la communauté éducative
de l'lnstitution. Le docteur Hovnanian intervint à
deux reprises au cours de l'année 1999.
Seconde étape: la formation des adultes
volontaires.Près de trente personnes participèrent
à deux journées de formation au cours
du premier semestre de l'année 2000. Belle occasion
de recueillir des données scientifiques et pédagogiques
auprès des intervenants du CNID. Précisons
d'ailleurs que l'association des parents d'élèves
a su assumer seule les frais de cette action dont chacun
mesurait l'importance.
Troisième étape: la constitution
d'un Comité d'éducation à la santé
et à la citoyenneté. Composé de
parents, d'enseignants et d'éducateurs, tous
volontaires, ce comité a permis d'organiser,
dès le second trimestre de l'année 2000,
les actions de prévention contre la toxicomanie
qui nous paraissaient être prioritaires.
Quatrième étape: l'envoi aux parents
d'une brochure d'information et d'un courrier.
Ceux-ci sont signés conjointement par le Chef
d'établissement et la Présidente de l'Association
des Parents d'élèves, avant l'intervention
des adultes-relais dans les classes.
Cinquième étape: avant la fin de
l'année scolaire 1999-2000 passage des adultes-relais
de prévention dans les classes de CM2 et 6ème.A
l'heure du premier bilan, en septembre 2000, le Comité
a pu mesurer l'intérêt d'une telle démarche:
les jeunes attentifs et curieux, ont su écouter,
interroger, s'interroger...Le dialogue s'est parfois
prolongé à la maison, grâce notamment
au courrier reçu quelques jours plus tôt.Les
adultes-relais de prévention ont su dépasser
leurs craintes et, s'appuyant sur la solide formation
reçue, ils ont le sentiment d'avoir été
écoutés, et même entendus.
La sixième étape s'ouvre devant nous.
Les objectifs du Comité pour l'année 2000-2001
sont clairs:
- Poursuivre la prévention systématique
d'abord pour les classes de 4ème et 5ème,
puis pour les internes du collège et du Lycée,
Faire un point régulier sur cette action et compléter
la formation des adultes-relais,o Rencontrer individuellement
les jeunes qui connaîtraient des difficultés
particulières,o Prolonger les interventions dans
les classes du Lycée.
Il est donc possible de ne pas céder à
la résignation, voire de s'opposer aux discours
confus - et lucratifs - de certains.
C'est la résolution qui est la nôtre, au
sein de la communauté éducative de l'lnstitution
Join-Lambert."
Yannick Gainche - Chef d'établissement.Madame
Le Meignen - Présidente des Parents d'élèves.
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