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La toxicomanie des jeunes est
un phénomène récent
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Les sentiments
d'impuissance et de démission dominent chez
les décideurs politiques depuis 30 ans. Ils
sont avec l'ignorance et la désinformation
les causes majeures de l'aggravation du fléau.
Depuis la fin des années
80, la doctrine politique prédominante a
été de:
· S'accoutumer à vivre avec la toxicomanie
· Privilégier une politique de limitation
des risques.
Cette nouvelle attitude est causée par la
pression conjointe:
· De la carence de la prévention et
du traitement de la toxicomanie (faute d'une politique
adaptée)
· Des risques mortels des maladies associées
- Sida, hépatite, et des exclusions accrues
qu'ils engendrent. |
Non à
une simple limitation des risques !
Cette politique de limitation
des risques ne peut se concevoir qu'à la double
condition que:
· Elle ne se résume pas à un simple
accompagnement de la toxicomanie par les distributeurs
de seringues.
· La limitation des risques ne soit ni une raison,
ni un alibi, pour oublier l'essentiel: la lutte contre
la drogue et le traitement de la toxicomanie.
Une autre politique existe en
3 volets à appliquer conjointement:
· Prévention systématique permanente
dans le système éducatif.
· Traitement par sevrage.
· Répression rigoureuse des trafiquants
et de l'incitation à usage.
La toxicomanie n'est pas une fatalité
La toxicomanie n'est pas une maladie
incurable, à condition que l'on se dote des moyens
de la prévenir et de la guérir.
Elle n'est complexe que pour les ignorants
qui, enfermés dans une idéologie pré-établie,
se refusent à admettre les réalités
cliniques et scientifiques qui conditionnent les solutions.Il
est nécessaire d'aller au delà des explications
psycho-sociales. Ces problèmes tiennent davantage
des effets de la toxicomanie que des causes.
Il faut prendre en compte le rôle
majeur du produit. Alors la prévention et le
traitement pourront être dirigés de manière
efficace.
Renverser la tendance: l'exemple de la Suède
Le meilleur moyen de limiter les risques de la toxicomanie
est de lutter contre, de ne pas l'accepter comme un
fait social inéluctable.
On peut renverser la tendance à l'aggravation
de la toxicomanie et en amorcer la régression.
C'est possible.
La Suède (8 millions et demi
d'habitants) en a fait l'expérience. Dans un
premier temps, en 1970, privilégiant l'approche
psycho-sociale, elle a accepté la mise en vente
libre du cannabis et la fourniture d'héroïne
aux héroïnomanes, espérant ainsi
casser le trafic, réduire la criminalité
et contrôler la toxicomanie.
Résultat en 1980, les
Suédois ont constaté une explosion de
la toxicomanie chez les jeunes et une augmentation conjointe
de la criminalité et de la violence. Les psycho-sociologues
ignoraient que l'usage de drogues entraîne une
baisse de la conscience morale.
Devant ce constat en 1980:
· Vote de la loi la plus répressive d'Europe
avec une interdiction rigoureuse d'usage du Cannabis
et autres drogues.
· Obligation aux municipalités d'aller
au devant des toxicomanes pour les obliger à
se sevrer - mesure d'assistance à personne en
danger.
· Tous ensemble, élus, enseignants, parents,
magistrats et police, ont mené une action de
prévention dans les écoles dès
l'âge de 10 ans avec le même message clair:
"Ne touchez pas aux drogues, cannabis y compris,
c'est trop dangereux, trop risqué".
Résultat: En 15 ans, la Suède a réduit
par 5 le nombre de jeunes usagers de drogues.
· 1980: 14,7% de jeunes usagers.
· 1995: 3,1% de jeunes usagers.
la désinformation les causes majeures de l'aggravation
du fléau.
La motivation des esprits et la mobilisation des énergies
représentent les conditions premières
du succès.
Lire aussi l'Appel d'Ingvar Carlsson,
premier ministre suédois, du 25 Juin 1995.
Nous souhaiterions que les hommes
politiques tiennent le même langage et affichent
une volonté identique.
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