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LES MISSIONS DU CNID - POLITIQUE NATIONALE
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Quelle politique à l'international ?

Hollande - Le bel exemple

Comme tous les états d'Europe, la Hollande est signataire des conventions Internationales interdisant l'usage des dogues, cannabis compris.
Or, depuis une vingtaine d'années, sous la double pression du lobby de la drogue et des horticulteurs, le Gouvernement a laissé sinstaller une politique de "tolérance".
En effet, les horticulteurs hollandais ont, hélas, découvert que la culture du Cannabis sous serre leur apportait des bénéfices très importants. Les intérêts mercantiles ont prévalu. Le prétexte a été facile à trouver: la mise en vente libre du cannabis dans les coffee shops muncipaux, financés avec l'aide de l'Etat et gérés par des municipalités permettrait d'en contrôler l'usage et de le séparer du trafic des autres drogues telles que l'héroïne, la cocaïne et l'ecstasy.

Résultat
· Le marché des drogues est très florissant. Il représente 65 milliards de chiffre d'affaires aux Pays-Bas qui en sont devenus la plaque tournante, en particulier pour l'Ecstasy.
· Le nombre des jeunes toxicomanes a doublé en Hollande de 1986 à 1992 et a doublé à nouveau de 1992 à 1996.
· Le tourisme de la drogue attire un afflux de toxicomanes des pays d'Europe voisins.
Les pays limitrophes, tels que les départements du Nord et du Nord Est de la France, la Belgique, le Nord de l'Allemagne, ont constaté une augmentation rapide du nombre de jeunes toxicomanes de 16 à 18 ans.
Devant cette situation, ces pays ont réagi et mis en demenure le Gouvernement hollandais de respecter les Conventions Internationales, en particulier la France qui a remis en cause l'application des accords de Schengen.

En 1995, un livre vert du Ministère de la Justice Hollandais conclue que tolérer la vente du cannabis n'était pas la bonne voie à choisir.

Face à ces réactions, le Gouvernement hollandais a édicté six règles prétendant atténuer la libéralisation du Cannabis:

1- Interdiction de vendre de l'alcool avec les drogues "douces"
2- Inciter les usagers à la modération
3- Limiter la nuisance pour la santé
4- Avoir un stock maximum de 500g
5- Interdire l'accès aux jeunes de moins de 18 ans
6- Interdiction de les installer à moins de 450 mètres d'une école

En réalité, ces règles sont bafouées chaque jour d'après une enquête de 1997 d'un journaliste de la télévision hollandaise portant sur 6 coffee shops municipaux:

1- Le manager d'un coffee shop qui vend aussi de l'alcool répond qu'il n'a pas de base légale mais qu'il a un motus vivendi (sic) avec la municipalité et que, s'il n'en vendait pas, les usagers pourraient en trouver à quelques dizaines de mètres de là au café voisin.

2- A Delfzyl, la toxicomanie des jeunes a augmenté depuis l'ouverture du coffee shop municipal. Il est entouré de dealers d'héroïne, d'ecstasy... qui ont ainsi des clients à portée de mains.

3- Ailleurs, une femme enceinte achète "l'herbe" sans aucune remarque du gérant sur les risques qu'elle fait encourir au foetus.

4- Le gérant de Zoertermeer est fier de sa liste de plus de 20 types d'herbe du TH50 au skung et autres. La caméra montre plus de 10 kilos en stock. Faire pousser plus de 4 pieds de cannabis est un délit. 12 jardins privés ont été filmés dans le même immeuble et à proximité. Ils fournissent le coffee shop. Le Maire se contente de constater que cela représente près de 100000 euros de bénéfice net annuel. L'approvisionnement n'est pas seulement d'origine locale. Les stocks de cannabis afghan ou du Népal signent l'intervention de la mafia et sa parfaite coopération avec les coffee shops municipaux.

5- On voit parfois des gosses de 10-11 ans dans les coffee shops et tous les jours des jeunes de plus de 18 ans revendent, à proximité à des jeunes de 13-14 ans le haschish qu'ils viennent d'acheter légalement.

6- A Bussum, le coffee shop municipal est installé à moins de 100 mètres de l'école. A Zoetemann, il est dans le même immeuble que le centre musical pour jeunes. Le Maire interrogé répond que c'est pur hasard.

Le Ministre de la Justice n'a pas accepté de répondre aux questions des journalistes.
Ils ont édicté des règles. Ils ne veulent pas savoir si elles sont respectées ou non. Hypocrisie et politique de l'autruche valent aussi en Hollande. C'est cette politique hypocrite qu'on nous invite à suivre en France.

Devant cette situation catastrophique, les associations de parents hollandais commencent à s'émouvoir et à protester.
Par leur action publique, recueil de signatures, manifestations, elles ont réussi à empêcher l'ouverture de coffee shops municipaux dans le Nord de la Hollande. Aux élections, on constatent un recul du score des élus locaux favorables à l'ouverture des coffee shops. Là comme ailleurs, les réalités sont plus fortes que les théories et autres idéologies.
Selon le sondage réalisé fin août 1995 par "Telepanel" auprès d'un échantillon représentatif de 1930 personnes, 75% de la population hollandaise estime que le gouvernement ddevrait durcir sa politique en matière de drogue.
Ils sont 66% à être opposés à la légalisation des stupéfiants.
Ces quelques chiffres qui constituent une bonne photo de l'opinion publique néerlandaise sont éloquents.
Ils montrent, s'il en est besoin, que la politique de tolérance et de laisser faire en matière de drogue est violemment rejetée par les opinions publiques, et cela en contradiction avec les discours récurrents sur le phénomène.

De plus, le succès de l'extrème droite Hollandaise - 32% des voix aux élections législatives de 2002 - est dû en partie à la protestation des familles contre la politique laxiste du gouvernement.

 

 

 
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