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La Prévention
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La
prévention n'a jamais fait l'objet d'une
action systématique et suivie par les Pouvoirs
Publics ni les différents corps sociaux.
Aucun message clair sur les dangers de l'usage des
drogues par les adolescents n'a été
largement médiatisé. |
La circulaire excellente de Marcellin,
Ministre de l'Intérieur, de 1972 est restée
lettre morte, car, dans une France cloisonnée,
on ne pouvait admettre que la Police se mêle de
prévention.
Face à la contamination au quotidien
de nos enfants par un réseau de fourmis qui les
attire dans le piège de la drogue, seule la mise
en place, dans chaque commune, collège et lycée,d'un
réseau d'adultes relais de prévention
peut protéger nos enfants.
Une circulaire Jospin d'Octobre 1990
a institué , dans les Lycées et Collèges,
des Comités d'Environnement Social, "outil
privilégié de la lutte contre la drogue
et les situations à risques". Cela a été
un échec, faute de former au préalable
des adultes motivés et de les doter d'un message
de prévention clair.
La circulaire Allègre
du 1er Juillet 1998 qui les a remplacé par des
Comités d'Education à la Santé
connaît le même échec pour les mêmes
raisons.
Pour une politique de prévention
Faire prendre conscience aux élus
locaux qu'ils ont un rôle primordial à
jouer pour mobiliser les esprits et les énergies.
Car ce sont les enfants de leurs villes qui "trinquent"
suite à l'insuffisance de mootivation des Pouvoirs
Publics.
De nombreuses communes l'ont compris
et nous demandent de les aider à mener une action
de prévention en leur apportant notre expérience
en ce domaine.
L'action de prévention
pour être utile et efficace, ne peut être
ponctuelle.
Il faut la programmer sur un an et la poursuivre année
après année, à l'exemple de ce
qui se fait en Suède, le seul pays d'Europe qui
a eu la volonté et a su renverser la tendance
de l'aggravation de ce fléau qu'est la toxicomanie
des jeunes.
La prévention
primaire - Objectifs
· Apprendre aux enfants de 10 à 15 ans
les risques encourus avec le produit et à dire:
"Non" tout de suite. Les rendre résistants
à l'offre de drogue
· Informer leurs parents pour qu'ils soient capables
d'aider leurs enfants par le dialogue.
La prévention primaire s'adresse aux jeunes pré-adolescents
dès le CM2 et aux adolescents de 6ème,
5ème et 4ème et à leur entourage.
Un dialogue informatif clair, sans
attendre qu'ils le demandent, doit s'installer.
En effet, ils sont déjà
informés, par leurs frères, soeurs ou
copains plus âgés, par la presse et les
séries télévisées, de plaisirs
qu'ils peuvent en tirer mais restent ignorants des dangers
qu'ils courent pour leur avenir.
L'objectif est, dans un premier temps de stopper l'aggravation
régulière du fléau et ensuite de
le faire régresser.
Constitution d'un groupe de pilotage
Réunir sous l'égide d'élus
locaux, Maire ou Maire adjoint, et des responsables
d'associations de parents d'élèves, principal
de collège, quelques enseignants, intervenants
sociaux, éducateurs et animateurs communaux,
responsables d'associations sportives, des médecins
et avocats, ainsi que les responsables de la Gendarmerie
et de la Police.
Cette première réunion
a pour objet d'aboutir à la création d'un
groupe pilote de 15 à 20 personnes motivées
pour mener et coordonner l'action de prévention
dans la commune.
Il est utile d'avoir des jeunes de 18 à 25 ans
dans ce groupe pilote.
Ensuite, assurer la formation de ce
groupe dans un séminaire pluri-disciplinaire
de 4 jours et le doter de matériel d'information
destiné au public à informer - jeunes,
adultes et adultes-relais bénévoles de
prévention.
Mission du groupe d'adultes-relais
bénévoles de prévention
Dans le cadre des Comités
d'Education à la Santé et à la
Citoyenneté institués par la Circulaire
Allègre du 1er Juillet 1998:
· Assurer dans la journée des réunions
d'information programmées, en partenariat avec
la Communauté éducative, dans les classes
de CM2, de 6ème, 5ème et 4ème et
dans la soirée avec les parents de ces mêmes
classes pour que ceux-ci soient capables d'en parler
avec leurs enfants et de relayer l'information au quotidien.
· Assurer une permanence hebdomadaire au collège
pour aider et conseiller les enfants en difficulté
et leur famille.
La prévention secondaire
- Les objectifs
· Amener les jeunes utilisateurs de drogues dites
"douces" à cesser cette pratique dangereuse
pour leur avenir car le phénomène d'escalade
est pour certains une réalité clinique
confirmée par les conaissances récentes
en neurophysiologie.
· Inciter leurs camarades à les aider
à prendre conscience des dangers de l'usage du
cannabis et de la nécessité d'arrêter.
· Informer dans le même temps les parents
pour leur permettre d'aider leurs enfants à cesser
tout usage.
Le public
La prévention secondaire s'adresse
aux adolescents des classes de 3èmes des collèges,
de 2ndes, 1ères et terminales des lycées,
ainsi qu'aux élèves des LEP et lycées
techniques.
L'auditoire a déjà,
pour la majorité, eu l'occasion de fumer quelques
joints. Pour la plupart, ils ont cessé l'expérience
mais 24% y ont trouvé un certain plaisir et continue
à en faire un usage de plus en plus fréquent.
C'est un public plus difficile car déjà
endoctriné, faute d'avoir été averti,
par les idées fausses sur les paradis artificiels
et le "droit à s'éclater".
Le message
Le message est
en trois parties:
· Les dangers pour leur santé et leur
avenir intellectuel et psychique.
Il doit tenir compte du plaisir trouvé.
L'ivresse cannabinique est une réalité.
Il faut donc le reconnaître sous peine que le
message soit immédiatement rejeté et avoir
un argumentaire précis sur les dangers qu'entraîne
l'usage du cannabis.
Ce message doit comporter un petit
cours de neurophysiologie qu'ils soient capables d'assimiler
qui expliquent comment le cannabis entraîne une
dépendance physique par la fixation du cannabinol
sur les récepteurs de certaines cellules cérébrales,
en particulier celles qui régissent le plaisir
et la volonté.
Il faut notemment refuser la
tendance actuelle du message de prévention qui
privilégie le discours sur l'abus de l'usage
et tend à banaliser l'usage modéré.
· Démythifier la drogue et ses effets
positifs. La drogue n'apporte:
- Ni bonheur, il n'y a pas de drogués heureux
- Ni la liberté, mais l'esclavage
- Ni le talent, mais la déchéance physique
et intellectuelle
- Ils ont mieux à faire pour s'assurer un avenir
heureux en développant leur potentiel de savoir.
Le groupe Adutes-Relais Bénévoles de Prévention
Les membres de ce groupe relais
doivent avoir pour rôle:
· de relayer l'information
· d'être à l'écoute des jeunes
· d'assurer un rôle éducatif et
de conseil auprès des jeunes pour les inciter
impérativement à cesser l'usage de drogues
qui ne règle en rien leur problème mais
les fragilise d'avantage
· d'informer et de conseiller les autres parents
pour leur apprendre à être disponibles
et à la fois compréhensifs des difficultés
passagères de leur enfant et fermes ainsi d'obtenir
l'arrêt de prise de drogues - fermeté et
amour.
La prévention des risques
Il ne s'agit plus de prévention
de la toxicomanie mais de prévention des risques
secondaires dus à la toxicomanie, c'est à
dire la prévention des maladies infectieuses
à haut risque tels le Sida ou les hépatites
dues:
· à l'immuno-déficience par baisse
de reproduction des lymphocytes
· à l'échange des seringues
· à la prostitution pour se procurer de
l'argent pour la drogue
· à l'absence d'hygiène par affaiblissement
moral et désintérêt social
La meilleure prévention des
risques secondaires, c'est faire en priorité,
une politique active de prévention de la toxicomanie
combinée avec une politique active de traitement
par le sevrage pour que cesse la toxicomanie.
Cela étant, compte tenu des
carences de la prévention depuis plus trente
ans, le problème de la prévention des
risques secondaires existent et il faut y répondre.
Nous recommandons de privilégier
les actions de prévention fondées sur
le contact humain et le dialogue avec le toxicomane
souvent marginalisés, par exemple, les boutiques
ou les bus sociaux, à condition d'amener les
toxicomanes:
· à se rapprocher des structures de soin
· à l'idée de se sevrer.
Leur procurer des seringues ou des
préservatifs par des distributeurs automatiques
sans jamais tenter d'instituer un dialogue revient à
abandonner les toxicomanes à leur sort.
Pour ce qui est de la substitution,
elle doit être fortement encadrée par un
protocole thérapeutique rigoureux, une formation
sérieuse des médecins habilités
à l'appliquer et l'organisation d'un suivi psycho-social
des toxicomanes.
Il y a déjà eu des morts
par overdose sous méthadone et subutex en France.
Il serait navrant d'attendre pour réagir, que
des familles qui aurait perdu leur enfant, attaquent
les Pouvoirs Publics en homicide volontaire ou empoisonnement.
Il faut aussi prendre en compte
les limites de la politique de substitution et le taux
très faible des guérisons véritables
obtenues.
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