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LES MISSIONS DU CNID - POLITIQUE NATIONALE
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LE TRAITEMENT

Les structures ouvertes en ville, et les hopitaux sont souvent inadaptés en dehors de quelques exemples.

Ainsi, le service de médecine interne du Professeur Alain Boissonas à l'hopital Cochin veille à effectuer des relais après le sevrage, par une post-cure dans une structure d'accueil spécialisée ou par un suivi psychologique très sérieux.
Il représente l'un des rares services de ce type qui obtiennent des résultats
significatifs
.

Les centres d'accueil et de soins ambulatoires

Ils existent pratiquement dans toutes les grandes villes, animés par des équipes pluri-disciplinaires, soient semi-publics, soient associations.
Leur action se centre sur les conseils aux toxicomanes pour les amener au sevrage ambulatoire ou les diriger vers deux types de centres:
· d'aide pour diminuer leur consommation.
· d'aide à la réinsertion.
L'écueil que rencontrent ces centres provient de ce que tout se situe en ville. Le toxicomane reste sous la pression de son entourage et des trafiquants. De par leur formation, ils privilégient la réponse psychiatrique et occultentt le rôle du produit se condamnant ainsi à l'échec.

Ce constat a amené progressivement ces centres à privilégier les actions d'assistance aux toxicomanes pour tenter de limiter les riques. Confrontés à l'échec de leur action, la plupart d'entre eux se sont rabattus sue la prescription de traitement de substitution, se donnant ainsi l'impression de "faire quelque chose". et sont assurés d'avoir du travail pour des dizaines et des dizaines d'années parce que dans 9 cas sur 10, cela se réduit à de l'accompagnement de la toxicomanie.

Prise en charge en secteur hospitalier

Solution qui semble la plus évidente puisqu'il existe des hopitaux partout.

Trois inconvénients cependant:

· Les services médicaux ne sont pas adaptés à l'accueil des toxicomanes, patients perturbateurs par excellence

· L'hopital étant par nature un lieu ouvert, les "amis" peuvent apporter de la drogue

· Le sevrage, premier pas indispensable vers la guérison, doit, pour être durable, se trouver immédiatement consolidé par un éloignement du milieu en centre thérapeutique résidentiel. Or, il faut habituellement 3 à 6 mois d'attente pour disposer d'une place. D'où l'échec du sevrage.

L'hopital ne devrait être que la solution au traitement d'urgence - overdose, etc., et ce pour quelques jours avant placement en centre thérapeutique spécialisés.

Réseau "hopital - médecins de ville"

La prise en charge par les médecins de ville d'un toxicomane sevré en service hospitalier n'est valable qu'à la condition qu'il soit soutenu par sa famille et que celle-ci soit très motivée et disponible. Il est souvent difficile de réunir ces deux conditions.
La formule est aussi utile pour le suivi des "traitements de substitution" sous réserve d'une formation qualifiée du médecin.

 

 

 

 


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